vendredi 11 février 2011

Revue de presse.




jeudi 10 février 2011

Prochainement.




mercredi 9 février 2011

Le Café Philo, c'est fini ...



Le Café Philo, c'est fini ... au Manoir, parce qu'il y a un changement de propriétaire. Mais l'aventure, qui a commencé il y a 13 ans à Saint-Quentin, continue ! Où ? That is the question. Il nous faut trouver un café du centre-ville doté d'une sono et qui accepte de nous accueillir. Pas si facile. Avez-vous une idée ? Je suis preneur !

Pour l'instant, deux pistes : Le Carillon, au premier étage. Ou bien, dans un genre très différent, la bibliothèque de Saint-Quentin, le samedi après-midi (ce n'est pas un café mais il pourrait y avoir du café). Qu'en pensez-vous ?

Quoi qu'il en soit, rectifiez l'information parue dans LHM-Flash n°67 (vignette 2, en haut) : il n'y aura pas de Café Philo en février, et ce n'est pas pour rire !

Un moment d'absence.


"Vous allez bien, monsieur ?" Je lève la tête, l'élève qui vient de m'interpeller ainsi n'a pas l'habitude de prendre la parole. S'il le fait, c'est qu'il se passe quelque chose de sérieux et d'inhabituel. C'était ce matin, en dernière heure. Nous étions en train de travailler le sujet "La guerre peut-elle être juste ?" Souvent, je suis debout ; là, j'étais assis au bureau. L'élève m'explique que je me suis, pendant 15 à 20 secondes, immobilisé, les yeux dans le vide : "un moment d'absence", me dit-il. Étrange.

Mais moi, je l'ai perçu comment ? Je ne sais pas, je n'ai eu conscience de rien. La fatigue peut-être : je me couche tard et me lève tôt. Des soucis sans doute. Un surcroît d'activités probablement. De là à plonger dans un état d'hébétude, même très bref, il y a une marge, un monde. Alors quoi ? Je me souviens de ce que Platon racontait de Socrate : le philosophe se figeait parfois, se transformant en quasi statue, en une posture extatique.

L'interprétation philosophique de ce bizarre incident, c'est la victoire sur le corps, réduit au silence et à l'immobilité. En l'espèce, ce n'est pas d'une absence dont il s'agit, mais au contraire d'une vive présence de l'esprit. Je ne suis pas Socrate et ce n'est pas cette expérience que j'ai vécue ce matin. Devant la classe, je m'en suis sorti à bon compte en expliquant que j'étais certainement perdu dans mes pensées, ce qui normal en philosophie. Il n'empêche : aurais-je déjà des absences de vieillard ?


En vignette : l'introduction de l'atelier philo à la Maison du Sophora, cet après-midi. J'ai animé debout, je n'ai pas pu ainsi avoir de moment d'absence.

mardi 8 février 2011

Ce sera jeudi et samedi.




lundi 7 février 2011

La tête du prof.


J'ai un problème : ma coiffeuse a fermé. J'ai trouvé dernièrement ce message (voir vignette) sur son rideau métallique, place Arnaud Bisson. "Nuance Hair", c'était le nom de son salon. C'est un problème parce qu'un enseignant doit être correctement coiffé (enfin je crois). Or, ces derniers temps, c'est personnellement le désastre, et certaines élèves ne se gênent pas pour me le faire remarquer. Ainsi, il y a des jours où un palmier me pousse derrière la tête. C'est sans doute très joli au milieu d'une oasis, mais dans une chevelure pas vraiment. A vrai dire, mes cheveux poussent dans tous les sens, je ne maîtrise plus rien du tout. J'ai beau peigner, c'est la révolte généralisée.

Ne croyez pas que ces remarques soient superficielles. Pour tout autre qu'un enseignant, peut-être. Mais les élèves sont à l'affût du moindre poil qui dépasse pour en rire. C'est leur façon à eux de résister. Je dois gérer la situation, en attendant de trouver une nouvelle coiffeuse (tiens, si vous avez une adresse, je suis preneur, du côté de la rue Jean Jaurès, et si possible une dame, parce que je trouve que c'est plus agréable qu'un monsieur quand elle me passe les doigts dans mes cheveux).

Ce matin, j'en ai discuté avec les élèves, en testant auprès d'eux une idée : me faire raser le crâne. Comme Lagaf' ou Barthez, m'ont-ils dit. Bon, j'aurais aimé des comparaisons plus flatteuse, Gabriel Matzneff par exemple, à la rigueur Kojak, mais ils ne connaissent pas. Les avis étaient partagés : pour les uns le crâne rasé me ferait passer pour un malade, pour les autres l'idée serait originale. Pour moi, ça me donnerait un petit côté bouddhiste qui me plairait bien. Je n'ai pas encore pris ma décision. Et vous, qu'en pensez-vous ?

dimanche 6 février 2011

Mon élève gothique.




Chaque année, depuis plusieurs années, j'ai dans mes classes des élèves de style gothique, garçons ou filles. Ils ne sont évidemment pas très nombreux, mais on les remarque, tout de noir vêtus. Cette année, c'est Claire qui a attiré mon attention. Elle arrive en classe avec plein de chaînes à la ceinture et surtout ... une magnifique paire de menottes ! De quoi choquer un prof, dans une institution qui interdit les signes ostentatoires (mais que signifie celui-ci ?).

Je ne suis pas du tout choqué mais amusé et intrigué. Claire est gentille comme tout, attentive pendant mes cours, faisant de timides efforts de participation, pas vulgaire, pas provocatrice, mais exhibant tout de même des menottes qui interrogent ... C'est un style, que je prends comme tel, sans plus. La République, dont l'École est le tuteur, c'est la liberté de se vêtir comme on veut, après tout.

Et puis, je suis épaté par la confidence de Claire (que je livre avec son autorisation) : d'où viennent ces menottes ? Ce n'est pas un produit qu'on trouve partout. C'est en fait sa mère qui les lui a achetées ... dans un sex shop ! Je trouve ça formidable, cette complicité mère-fille, cette tolérance qui conduit à une démarche pas évidente. Je sais bien que les sex toys sont à la mode, mais tout de même ...