jeudi 7 janvier 2010

Gilbert Holbach.


Ma pensée du jour ira à Gilbert Holbach, qui vient de nous quitter. Il a été trésorier de la Fédération des Oeuvres Laïques de l'Aisne durant plusieurs années, remarquable de gentillesse, d'humour et de serviabilité. C'était un laïque de coeur et d'esprit, membre du Cercle Condorcet de l'Aisne, toujours avide d'en savoir plus, de s'instruire.

J'ai eu l'une de ses filles comme élève et l'autre comme collègue, tandis que son épouse travaillait dans l'administration du lycée Henri-Martin. A plusieurs reprises, il m'avait demandé des animations type café philo dans sa ville d'Harly. La dernière en date a eu lieu en août et a été relatée sur ce blog.

Gilbert m'avait parlé d'un projet de café philo pour janvier, j'avais bien sûr dit oui. Mais où, avec qui et sur quel sujet ? Je ne sais pas, nous devions nous revoir, en reparler. Et puis le temps est passé très vite, jusqu'à aujourd'hui, jusqu'à sa soudaine disparition. Je ne saurais peut-être jamais quel était ce projet. Si quelqu'un le sait, qu'il me le dise. J'aimerais quand même le réaliser. Rien que pour lui, pour Gilbert Holbach.

En vignette, l'article de presse consacré à la venue d'Avital Ronell à Henri-Martin. Car la vie continue.

mercredi 6 janvier 2010

Fin du monde.


Ce sera lundi prochain une séance exceptionnelle et quelque peu hérétique du Ciné Philo, puisque nous passerons le film "2 012", pour sa dernière semaine de projection à Saint-Quentin. Les belles âmes de la cinéphilie vont plus de tiquer ! Qu'importe, un film populaire est bon à prendre quand il est un prétexte à penser, en l'occurrence à la fin du monde, un thème de réflexion aussi vieux que le monde.

Nous l'aborderons sous l'angle scientifique avec nos partenaires de Saint-Quentin Astronomie et sous l'angle philosophique avec votre blogueur préféré. Les élèves du lycée ont toujours droit à trente places gratuites, et ça marche puisque tout est déjà complet, à tel point qu'une liste complémentaire a été ouverte. Quand je vous disais que c'était une bonne idée !

mardi 5 janvier 2010

Avital Ronell.




Une philosophe new-yorkaise reçue en grandes pompes au lycée Henri-Martin, ça n'arrive pas tous les jours ni même chaque décennie : c'est arrivé aujourd'hui ! La prépa a accueilli Avital Ronell, disciple de Derrida, et que Philosophie Magazine de ce mois présente comme "la plus rock des philosophes" (vignette 2). J'avoue que je ne connaissais ni la dame, ni la pensée, et j'ai fait une belle découverte : elle interroge notre quotidien, téléphone, addiction, manie des tests, mais aussi ce sujet universel, de tous les temps, la stupidité. C'était passionnant.

Comme nous sommes en France, tout a commencé par un repas, dans la salle à manger du lycée, ouverte pour les grandes occasions. C'en était une. Avital est américaine, donc sympa, marrante, directe, très tactile et ... végétarienne. Autour d'elle, à table, que du beau monde : monsieur le proviseur, monsieur le proviseur-adjoint, monsieur le principal, monsieur l'inspecteur de philosophie, monsieur le conseiller principal d'éducation, monsieur le proviseur du lycée européen de Villers-Cotterêts, monsieur je-ne-sais-plus-qui de l'Education Nationale, mon collègue prof de philo en prépa, ma collègue prof d'allemand en prépa ... et moi.

Dans la salle où les étudiants faisaient leurs exposés devant l'illustre invitée (on appelle ça une master class), j'ai pris place au milieu de mes littéraires. Nous avions un peu préparé la rencontre, et trois élèves avaient prévu quelques questions. Mais l'occasion ne s'est pas présentée de les poser, le contenu des interventions ne s'y prêtant pas vraiment. Peu importe d'ailleurs, l'essentiel est que les élèves aient écouté jusqu'au bout sans faiblir. Et trois heures dans la chaleur d'un lieu clos occupé par une centaine de personnes soumis à des propos pas toujours évidents à suivre, je dis chapeau ! Je reparlerai de tout ça en cours demain avec eux.

lundi 4 janvier 2010

Des voeux partout.




Meilleurs voeux ! Bonne année ! Le lycée était plein de ces politesses aujourd'hui, on ne pouvait pas y échapper. Je ne suis pas très féru de traditions, mais j'y sacrifie volontiers, pour ne pas passer pour un mauvais esprit. J'ai bien sûr présenté mes voeux à mes classes. Mais là, il y a un intérêt pédagogique : les encourager, arrivés, mine de rien, à mi-parcours de l'année.

Juste après, j'ai rendu leurs copies de bac blanc (voir les corrigés en vignette 1 et 2). Une élève a pleuré, sa note était vraiment mauvaise. Dans l'après-midi, je ne l'ai d'ailleurs pas revu. Voilà précisément à quoi servent des voeux, qui en l'espèce n'auront pas été entièrement efficaces : rappeler que rien n'ai joué, que des progrès peuvent encore advenir, qu'il ne faut précisément pas se froisser d'un mauvais résultat mais comprendre et s'améliorer.

Sinon, la rentrée a été non pas difficile mais plutôt pas complètement évidente. Bref, il faut s'y remettre, et les habitudes se perdent assez vite. Avec la semaine de surveillance du bac blanc, cela en faisait trois que je n'avais pas enseigné. La reprise s'est donc fait sentir, d'autant qu'une classe, que j'ai dû recadrer, traînait un peu des pieds. Là est la peine du métier : non pas la préparation des cours, non plus la correction des copies, mais ce face-à-face avec les élèves qu'un enseignant n'a pas le droit de rater, au risque de couler.

Erratum : j'ai annoncé hier un chiffre inexact de copies consacrées au sujet sur la vérité ; il faut en rajouter 6, et une de plus en ce qui concerne le sujet sur l'éducation. Mais ça ne change pas grand-chose quant à l'appréciation générale.

dimanche 3 janvier 2010

Bac blanc des TL1.

Dernier jour des vacances, et derniers résultats du bac blanc, les Littéraires. Voilà l'échelle des notes :

4 : 1
7 : 4
8 : 2
9 : 3
10 : 1
11 : 3
12 : 4
13 : 3
14 : 2
15 : 2
16 : 1
17 : 1

Mes commentaires : il y a une bonne répartition des notes. Mais une trop grande minorité a donné des résultats insatisfaisants. Et puis il y a un très vilain 4, proprement inacceptable ! Je les retrouve demain, on s'expliquera.

Je retiens de ce premier bac blanc les énormes disparités dans le choix des sujets. Sur trois classes, 89 élèves présents, 81 ont choisi "Désirer, est-ce nécessairement souffrir ?", 6 ont opté pour "Que nous apporte la vérité ?". Un seul candidat a pris le commentaire de texte de Descartes, un autre, absent le jour de l'épreuve, a traité un sujet complémentaire "Éduquer l'individu, est-ce porter atteinte à sa liberté ?".

samedi 2 janvier 2010

Bac blanc TES2.

Voici l'échelle des notes pour le bac blanc des TES2 (à gauche la note, à droite le nombre de copies) :

6 : 1
7 : 2
8 : 3
9 : 6
10 : 6
11 : 4
12 : 4
13 : 3
14 : 1
15 : 3
18 : 1

Qu'en penser ? D'abord il n'y a eu aucun absent, ce dont il faut se féliciter. Ensuite les copies qui dépassent la moyenne sont largement majoritaires, ce qui est bien. Enfin les mauvaises copies sont une toute petite minorité, ce qui est rassurant. Et puis, il y a ce joli 18, qui fait mentir tous ceux qui croient qu'en philo on ne pourrait pas avoir d'excellentes notes. Et pourquoi donc ?

En revanche, qu'est-ce qui ne va pas ? "L'embouteillage" autour de 9-10. 12 copies qui ne sont que moyennes, que j'ai donc eu du mal à franchement départager (ni bon ni mauvais en fin de compte), ce n'est pas satisfaisant. La meilleure répartition des notes est celle qui est la plus égale possible, sachant qu'on ne peut pas rêver d'une classe où toutes les notes seraient excellentes.

Demain, last but not least, les résultats des TL1.

vendredi 1 janvier 2010

Réussite et courage.


A tous mes élèves, je formule des voeux de réussite pour l'examen qui va terminer l'année scolaire et commencer pour eux une nouvelle vie. Et pour parvenir à ce résultat final, qui justifie tout notre travail, je présente des voeux de courage et de persévérance. Quatre mois sont passés depuis la rentrée, des résultats bons ou mauvais ont été engrangés, la tentation est grande de désespérer quand ça ne va pas ou de se laisser aller quand ça va bien. Il faut renoncer à l'une et à l'autre de ces tentations. Courage, travail, persévérance, il n'y a que ça qui compte. Et dites-vous bien que rien ne sera joué avant début juillet, car telle est la vérité.

Bonne année à toutes et à tous.


Vignette : mes voeux "officiels" dans le cadre de mes activités périscolaires.